Dans un revirement politique majeur qui secoue la chambre haute du Parlement, l’honorable Modeste Bahati Lukwebo a officiellement déposé sa démission du poste de deuxième vice-président du Sénat ce mercredi. Cette annonce met fin à une semaine de tensions extrêmes et d’incertitudes au sein de l’Union Sacrée de la Nation.
La démission de Bahati Lukwebo intervient alors que le Sénat s’apprêtait, ce même mercredi, à mettre en place une commission spéciale chargée d’examiner une pétition visant sa déchéance. Déposée le lundi 16 mars, cette pétition avait recueilli un soutien massif avec 83 signatures sur les 109 sénateurs que compte la chambre, rendant sa position au sein du Bureau pratiquement intenable.
« À la suite du climat politique actuel et pour préserver la sérénité des travaux au sein de notre prestigieuse institution, j’ai décidé de remettre mon mandat de deuxième vice-président à la disposition du Bureau », aurait écrit l’élu du Sud-Kivu dans sa lettre adressée au Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde.
Le déclin politique de celui qui fut autrefois Président du Sénat a commencé le 4 mars 2026. Lors d’un point de presse, Modeste Bahati Lukwebo avait tenu des propos jugés ambigus, voire hostiles, à l’égard d’un projet de révision constitutionnelle porté par une partie de la majorité présidentielle. Il avait notamment déclaré qu’il fallait « changer les mentalités avant de changer les textes ». Bien qu’il ait présenté des excuses officielles le 10 mars et clarifié sa position en réaffirmant sa loyauté au Chef de l’État, la machine politique s’était déjà mise en branle.
Ses détracteurs l’ont accusé d’ «incompétence » et de « manque de solidarité » avec la vision de la coalition au pouvoir. Le coup de grâce est venu de sa propre famille politique.
Le départ de Modeste Bahati Lukwebo laisse un vide au sein du Bureau du Sénat. Conformément au règlement intérieur, une nouvelle élection devra être organisée pour combler le poste de deuxième vice-président. Ce changement intervient dans un contexte où les débats sur la révision constitutionnelle et les réformes institutionnelles dominent l’agenda politique de la République démocratique du Congo.
Pour de nombreux observateurs, cette démission marque un tournant dans la carrière de ce « poids lourd » de la politique congolaise, dont l’influence semble aujourd’hui mise à rude épreuve par les dynamiques internes de l’Union Sacrée.
M. TSHIYOYO ✍️