L’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, exige à l’exécutif, de déposer le plan de développement sur le reste d’années de son mandat en vue d’un meilleur suivi, a appris vendredi lapaillotte.net des sources administratives.
« Pour ce faire, à travers ma personne, l’Assemblée provinciale exige à l’Exécutif provincial un plan de développement de la province du Kasaï-Oriental sur le reste d’années de ce mandat. Ledit plan doit être déposé à notre bureau au plus tard le 30 Janvier 2026 en vue de permettre son examen approfondi par les élus provinciaux qui, par la suite, vont décider de son exécution et le suivi de tous les projets y afférents ce, dans le souci de sortir la province de son gouffre » a déclaré Willy Muya Mukendi, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental (APKOR).
Et de poursuivre,
« L’année 2026 sera une année de beaucoup de défis pour notre province. Voilà pourquoi, il revient à tout le monde de jouer son rôle en tenant compte de ses attributions. Il est vrai que le budget a été adopté, mais la question de la mobilisation des recettes reste une épreuve à réaliser pour atteindre les prévisions retenues. Ainsi, les services attitrés en la matière sont priés d’aider la province pour une mobilisation des recettes à la hauteur de la réalité sur terrain. Ceci implique une vigilance vis-à vis de tous les agents habitués à faire de leurs poches, la caisse imaginaire de la Province ».
Pour le speaker de l’Assemblée provinciale, les ministres et services attitrés seront évalués trimestriellement pour des bons résultats. « Dans cette optique, une évaluation trimestrielle pour chaque ministère et chaque service attitré sera obligatoire, avant l’examen du rapport de l’exécution du budget de l’exercice concerné au 1er trimestre. C’est dans le souci d’apprécier les performances et contributions individuelles de chaque ministre à la cause de la province », a fait savoir Willy Muya Mukendi.
« Dans le même chapitre, j’interpelle l’Exécutif provincial à mettre l’accent sur les projets à impact visible en suivant l’expertise et les orientations de la commission Ecofin qui a fait un travail approfondi, dont le rapport est à saluer. A ce sujet, la prudence voudrait que l’on choisisse les projets prioritaires suivant les moyens disponibles, que miser sur autant des projets sans justifier les moyens de les réaliser, moins encore un plan concret de leur réalisation », a dit en substance le président de l’APKOR.
Vue des membres du bureau de ‘APKOR
La société civile souhaite la stabilité des institutions en 2026
Le cadre de concertation de la société civile du Kasaï Oriental émet le vœu de voir pour l’année 2026, la stabilisation des institutions provinciales pour éviter les échecs enregistrés dans le passé, selon son président contacté vendredi par lapaillote.net .
« La stabilité des institutions en province, c’est vraiment très important, pour la bonne réalisation des projets à impacts visibles. J’ai beaucoup aimé le discours du gouverneur de province, qui a pu montrer et avouer l’échec qu’ils ont connu l’année passée, mais cette fois- ci, il faut mettre le focus sur les grands projets nécessaires, pour que la province ressente que quelque chose est en train d’évoluer. Par exemple, la province du Kasaï Oriental doit être capable de produire le maïs, nous avons été distraits par les affaires de 3 millions, lorsqu’à la banque il y avait l’argent qui pouvait servir à l’achat de tracteurs pour maximiser la production », a déclaré l’abbé Pierre Kabamba Kantu wa Milandu, président du cadre de concertation de la société civile du Kasaï Oriental.
Et d’ajouter,
« Il faudrait que cette année soit différente de ce qu’on a fait la fois passée, d’autant plus que vous avez vu le gouverneur lui-même, il a fait 5 mois ailleurs, donc 7 mois ici, vous comprenez que c’est presque la moitié de l’année, c’est lui le numéro autours de qui toute la province devra être guidée. J’espère que cette année, surtout que les motions de défiance et les pétitions sont suspendues, ça pourra permettre quand même que nous puissions travailler dans la confiance ».
La Paillotte ✍️