La République démocratique du Congo au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été préconisée au prochain sommet, par le Délégué général à la francophonie, afin de challenger la candidate du pays agresseur, le Rwanda, selon un communiqué consulté mercredi par lapaillotte.net .
« La RDC compte des compatriotes capables de challenger la Rwandaise Louise Mushikiwabo, mais encore faut-il que l’État congolais, en tant que membre de l’OIF, en présente officiellement un candidat et mène une campagne active auprès des Chefs d’État et de gouvernement. Ce sont eux qui élisent le Secrétaire général de la Francophonie », a déclaré Mabiala Ma-Umba, Délégué général à la Francophonie, cité dans le communiqué.
Il a rappelé qu’en tant que délégué, sa mission est également de conseiller le gouvernement et l’Etat congolais sur tout ce qui concerne la Francophonie, y compris la question de l’élection du prochain Secrétaire général si la RDC choisit de présenter un candidat.
« Pour le moment, aucune décision n’a été prise. Si la RDC décide de présenter un candidat, bien entendu, je mettrai toute mon expertise et toute mon expérience d’ancien directeur à l’OIF et de Délégué général au service du pays », a-t-il dit, en réponse à une proposition suggérant son propre profil en raison de son expertise avérée dans ce secteur.
Le délégué général a dit que selon le règlement de l’OIF, le poste de Secrétaire général est ouvert à tout ressortissant d’un État membre possédant une haute compétence, une expérience reconnue, une intégrité avérée et un engagement clair envers les valeurs francophones.
Par ailleiurs, Mabiala Ma-qumba a expliqué que dans la pratique, un candidat au poste de Secrétaire général n’est pas nécessairement un ancien chef d’État.
« Le Secrétaire général est la clé de voûte des institutions de la Francophonie (…) Il a rang du Chef d’État. Il remplit ses fonctions de manière indépendante, au service de l’ensemble des États membres. Il doit, par conséquent, être un homme ou une femme crédible, qui inspire confiance et respect », a fait remarquer le délégué.
Dans le souci de barrer la route à à candidature de Mme Louise Mushikiwabo, « il faut plutôt soutenir ou proposer un autre candidat de poids qui jouit d’une crédibilité et d’un rayonnement indéniables dans le monde francophone et au-delà ».
Le prochain Sommet de la Francophonie va se tenir au Cambodge, un pays d’Asie du Sud-Est, les 15 et 16 novembre 2026 dans les villes de Phnom Penh et Siem Reap, autour du thème: « De la paix comme vecteur de développement durable. Ce 20ème Sommet sera l’occasion d’élire un nouveau Secrétaire général ou de reconduire l’actuelle titulaire du poste, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Madame Mushikiwabo dispose du droit de briguer un troisième mandat, conformément au Règlement unique des instances de la Francophonie adopté à Paris le 16 mars 2022 par la Conférence ministérielle de la Francophonie.
À ce sujet, il existe un précédent dans l’histoire de l’organisation : le président Abdou Diouf, qui a exercé trois mandats en tant que Secrétaire général. Par ailleurs, la Délégation générale à la Francophonie, sous l’égide de Mabiala Ma-Umba, est une structure permanente du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie. Elle sert d’interface entre la RDC et les institutions de la Francophonie.
La Paillotte ✍️