Après son lancement officiel, la coalition Sauvons le Congo, portée par Joseph Kabila, semble avoir progressivement perdu son élan politique, au point que certains la considèrent aujourd’hui comme une initiative ayant perdu son souffle.
Les mêmes acteurs politiques, ou du moins plusieurs figures qui y étaient associées, viennent de mettre en place une nouvelle plateforme politique dans le but de s’opposer à Félix Tshisekedi, Président de la République, ainsi qu’à son projet de réforme institutionnelle.
De Martin Fayulu à Moïse Katumbi, en passant par Jean-Marc Kabund, Matata Ponyo, Denis Sesanga et d’autres, plusieurs figures politiques occupent aujourd’hui le devant de la scène. D’autres personnalités, considérées comme plus discrètes ou influentes en arrière-plan, sont également citées, notamment le docteur Denis Mukwege, Monseigneur Fridolin Ambongo, Shole et Muteba.
Ces différents acteurs, aux parcours politiques variés, aux sensibilités parfois opposées et aux ambitions souvent divergentes, se retrouvent aujourd’hui autour d’une dynamique commune qui suscite des interrogations.
Ces récents repositionnements sur la scène politique congolaise alimentent de nombreuses questions. Entre nouvelles alliances, coalitions stratégiques et rapprochements inattendus, une interrogation mérite d’être posée sans détour : existe-t-il aujourd’hui une véritable convergence politique entre ces forces opposées au régime actuel, ou s’agit-il simplement d’une recomposition stratégique portée par les mêmes acteurs sous une nouvelle bannière politique ?
Pour certains observateurs, les partisans de Joseph Kabila poursuivraient, par la voie politique, des objectifs qu’ils n’auraient pas réussi à atteindre par d’autres moyens. Certains y voient une dynamique susceptible de fragiliser davantage l’unité nationale et de favoriser, selon cette lecture, des intérêts extérieurs, notamment ceux du Rwanda de Paul Kagame, au détriment de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.
La population est appelée à exprimer démocratiquement ses positions, notamment à travers les mécanismes prévus par la loi et la participation citoyenne, sans oublier le référendum populaire qui pourrait, le moment venu, arbitrer la question d’une éventuelle révision ou d’un changement constitutionnel.
Pour notre part, nous resterons mobilisés et engagés pour ce que nous considérons comme la défense des intérêts supérieurs de notre chère patrie.