Tribune de Richard Ilunga Muipatayi haut cadre de l’UDPS et ancien Ministre provincial
« Comparaison n’est pas raison », dit-on !
Les jours à venir risquent d’être riches en tensions politiques et en rebondissements. D’une part, le C4, (Coalition des quatre régions linguistiques congolaises), créé par l’UDPS et ses alliés, milite en faveur du changement de la Constitution et des réformes institutionnelles. D’autre part, le C64, une alliance de l’opposition, se positionne comme un cadre de défense de la Constitution actuelle et de ses acquis.
Cette opposition entre les deux plateformes politiques laisse entrevoir une confrontation d’idées et de visions sur l’avenir institutionnel du pays. Entre volonté de réformes et défense du cadre constitutionnel existant, le débat politique pourrait s’intensifier dans les prochains mois, au rythme des prises de position des différents acteurs de la scène politique.
Il s’agit d’un face-à-face politique entre les partisans de Félix Tshisekedi et ceux proches de Joseph Kabila. Entre vision de rupture et défense de l’héritage politique passé, le débat s’inscrit dans une lecture contrastée de la gouvernance et de ses résultats.
Le face-à-face entre le C4 et le C64 pourrait ainsi devenir l’un des principaux marqueurs du paysage politique congolais dans la période à venir.
Au-delà des chiffres et des appellations, c’est surtout une bataille d’idées, de stratégies et d’ambitions politiques qui semble désormais se dessiner sur la scène nationale.
Nous invitons chaque regroupement à respecter le droit de l’autre à débattre, à défendre ses convictions et à convaincre l’opinion publique dans le respect des principes démocratiques. Seule l’expression de la souveraineté populaire pourra départager les différentes positions en présence.
Le peuple est-il favorable au changement de la Constitution ou à son maintien dans sa forme actuelle ? Voilà la véritable question qui mérite d’être posée et à laquelle seule la volonté populaire pourra répondre.
Sur le terrain, le C4 se trouve renforcé par le soutien d’une partie importante de la population qui salue les avancées des Forces armées de la RDC (FARDC) et les succès enregistrés sur certaines lignes de front. Ces évolutions sécuritaires, ainsi que les nouveaux partenariats stratégiques de la RDC sur la scène internationale, nourrissent davantage le débat autour des réformes institutionnelles et du projet de changement constitutionnel.
Le débat reste ouvert et chaque camp entend défendre sa vision de l’avenir institutionnel du pays.