Un nouveau revers vient d’être enregistré pour le football congolais sur la scène continentale. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement décidé de retirer la dérogation exceptionnelle qui permettait au Stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa, d’accueillir des compétitions africaines malgré l’absence d’une homologation réglementaire, a-t-on appris dimanche 11 janvier des sources administratives.
Accordée à titre provisoire depuis plusieurs mois, cette autorisation a été levée à l’issue d’inspections techniques menées par l’instance faîtière du football africain. Selon des sources concordantes, les constats effectués ont mis en évidence plusieurs manquements jugés incompatibles avec les normes exigées par la CAF pour l’organisation de ses compétitions. Parmi les insuffisances relevées figurent une pelouse non conforme, des dispositifs de sécurité insuffisants, l’absence d’équipements médicaux adéquats ainsi que des installations sanitaires défectueuses.
Les conséquences de cette décision sont immédiates sur le plan sportif. Engagée en Coupe de la Confédération de la CAF, l’AS Maniema Union ne pourra plus recevoir ses matches internationaux au Stade des Martyrs. À l’instar du FC Saint-Éloi Lupopo, le club de Kindu pourrait être contraint de délocaliser ses rencontres au stade TP Mazembe de Lubumbashi, sous réserve de l’approbation formelle de la CAF.
Au-delà de l’impact sur les clubs concernés, cette sanction met en lumière les difficultés structurelles persistantes du football congolais. À ce jour, aucune infrastructure sportive en République démocratique du Congo ne répond pleinement aux standards internationaux requis, une situation préoccupante au moment où les autorités congolaises affichent leur ambition d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2029. La levée de cette dérogation relance ainsi le débat sur l’urgence de moderniser les installations sportives nationales afin de répondre aux exigences africaines et internationales.
Ngoma ✍️