Après l’échec des négociations conduites sous l’égide du Qatar, le débat sur le dialogue en République démocratique du Congo refait surface avec de nouvelles lignes de fracture. Le président Félix Tshisekedi s’est dit favorable à l’ouverture de discussions avec les autorités de l’AFC-M23, mais dans un cadre strictement sécuritaire, excluant toute participation de l’opposition politique. Cette position, clairement réaffirmée par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, lors d’un briefing de presse à Kinshasa, repose sur la thèse selon laquelle la crise actuelle ne relève ni d’un déficit de légitimité politique ni d’un problème institutionnel, mais d’une agression extérieure aux conséquences sécuritaires majeures dans l’Est du pays. Tandis que le gouvernement campe sur une approche ciblée centrée sur les groupes armés, l’opposition continue de plaider pour un dialogue national inclusif. En parallèle, des médiations régionales discrètes s’activent en coulisses, notamment à Luanda, où des échanges sont engagés avec des acteurs politiques, religieux et sociaux, ainsi qu’avec les protagonistes du conflit, sur fond de contacts maintenus avec Doha, illustrant la complexité et la sensibilité d’un processus de paix encore incertain.
La Paillotte ✍️