Après une première visite effectuée lundi à Luanda, au cours de laquelle il s’est entretenu avec son homologue angolais João Lourenço, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est de nouveau retourné en Angola pour une nouvelle séquence diplomatique à forte portée politique et sécuritaire. Cette fois-ci, le chef de l’État congolais répond à une initiative du président angolais, qui entend relancer une médiation régionale en vue de la paix dans l’Est de la RDC, opposant Kinshasa aux rebelles de l’AFC-M23, après l’échec de la facilitation menée par le Qatar. Selon plusieurs sources concordantes, cette rencontre de haut niveau ne se limite pas au seul dossier sécuritaire : elle devrait également permettre aux deux dirigeants d’aborder la question sensible d’un dialogue national inclusif, présenté comme un levier essentiel pour la décrispation des tensions politiques et sociales en RDC, dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire, la pression régionale et les attentes croissantes de la Communauté internationale.
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La rencontre du jeudi 8 janvier s’inscrit dans le prolongement de celle tenue le 4 janvier dernier entre les deux chefs d’État. Selon la présidence congolaise, les échanges ont porté sur « l’examen des initiatives en cours visant le rétablissement durable de la paix dans l’est de la RDC », en particulier dans le cadre des processus de Washington et de Doha.
Deux cadres diplomatiques qui, malgré leur ambition affichée, peinent à produire des résultats tangibles sur le terrain.
Lors de leur précédent entretien, Félix Tshisekedi avait déjà souligné que sa démarche diplomatique s’inscrivait avant tout dans la recherche d’une solution pacifique à une crise sécuritaire persistante. Il avait alors reconnu que João Lourenço lui avait soumis « quelques propositions » jugées « très intéressantes » et susceptibles « d’apporter beaucoup » à la quête de la paix. Mais le chef de l’État congolais avait aussi rappelé une réalité incontournable : celle d’« une guerre qui nous a été imposée », une formule qui résume la position constante de Kinshasa, accusant Kigali de soutenir activement l’AFC/M23.
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