La guerre ne bâtira pas la sous-région de l’Afrique centrale mais plutôt la paix, seule capable de favoriser un développement durable et harmonieux, a appris l’ACP lundi de source religieuse.
« Au lieu de construire le monde par la guerre, nos pays doivent se développer par la paix. Ce n’est pas la guerre qui bâtira notre sous-région, mais bien la paix, seule capable de favoriser un développement durable et harmonieux. » , a déclaré Mgr Etienne Ung’Eyowun, Évêque de Bondo, peu avant d’embarquer à destination de Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
C’est un message fondamental à transmettre au peuple de Dieu de la province du Haut-Uele, a indiqué l’évêque qui a salué la
fraternité manifestée# de manière concrète# par la présence des évêques du Burundi, du Rwanda et de la République démocratique du Congo.
« J’insiste particulièrement sur la venue de l’évêque de l’Ituri « , capitale provinciale du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a fait remarquer l’évêque. Ce dernier est venu à Kinshasa malgré l’insecurité de la ville.
» Il est passé par Kigali, capitale du Rwanda, a pris un vol d’Ethiopian Airlines et a participé à cette réunion à Kinshasa », a précisé l’évêque de Bondo.
Ce geste est hautement symbolique. Il montre que notre pays est un. Même si Goma est occupé, l’évêque de Goma participe à la réunion des évêques à Kinshasa. C’est un grand message d’espoir. Même si certains soutiens alimentent la rébellion, les évêques, eux, quittent Kigali pour venir à Kinshasa et manifester cette fraternité. Nous l’avons affirmé clairement au cours de la réunion : nous sommes des frères. Nous partageons une histoire commune#, a soutenu l’évêque.
Il a également signalé la présence de l’évêque d ‘Uvira au cours de la réunion de Kinshasa.
Dans le contexte actuel, sa présence auprès de la population constitue un témoignage fort pour notre pays: celui d’un pasteur qui demeure aux côtés de son peuple. C’est un signe d’espérance et de solidarité, a indiqué l’homme de Dieu.
« Au cours de cette première phase de la réunion, nous avons appelé de toutes nos forces au retour rapide de la paix dans notre pays, et nous avons insisté sur la nécessité pour tous les Congolais de se mobiliser autour de la paix », a-t-il soutenu.
« La deuxième partie de notre rencontre s’est déroulée avec les évêques du Burundi et du Rwanda, dans le cadre de la Conférence des évêques de l’Afrique centrale. J’ai le sentiment que cet aspect n’a pas toujours été bien perçu », a-t-il dit, avant d’ajouter que : cette rencontre revêt une dimension que nous qualifions, dans le langage de l’Eglise, de prophétique. Le message que nous portons est fort : les évêques du Burundi étaient présents, alors même que des réfugiés congolais se trouvent dans leur pays et que la frontière est fermée. Des évêques du Rwanda étaient également présents. L’archevêque cardinal de Kigali est venu ici avec courage, dans ce contexte particulièrement sensible., a fait remarquer l’évêque de Bondo, citant le cardinal du Rwanda qui avait affirmé à son arrivée à Kinshasa que : « je viens au Congo pour manifester ma fraternité avec le peuple congolais »
L ‘évêque de Bondo regagnait son diocèse après avoir pris part à la conférence épiscopale de l’Afrique centrale présidée par José Moko, évêque d’Idiofa et président de l’association épiscopale de l’Afrique Centrale ainsi que celle organisée en faveur des évêques de la RDC, dans le cadre du comité permanent pour analyser la situation du pays et de l’église. où Celle-ci avait été présidée par l’évêque de Lubumbashi et président de la Conférence épiscopale du Congo ( Cenco), Fulgence Muteba.
M. TSHIYOYO