Kinshasa, le 25 août 2025, Un jeune Ingénieur et chrétien pratiquant est pris au piège des amalgames sécuritaires des autorités de la RDC, dans les zones de tension de l’ouest, la traque de la milice Mobondo engendre des dérives où des innocents sont injustement ciblés par les services de sécurité, Moïse Mululu, technicien de 28 ans et jeune chrétien de l’Eglise Jésus-Christ en esprit Saint nouvelle alliance BIMA, vit caché dans la peur d’être arrêté après avoir vu son nom et sa photo circuler sur les listes de recherche de la police judiciaire. L’engrenage de la suspicion démontre que l’histoire de Moïse Mululu bascule un certain 04 juillet 2025.
Originaire de la province du Kasaï mais résidant dans la capitale avec ses parents où il a fait ses études universitaires en télécommunication, le jeune homme apprend par appel paniqué de sa famille qu’il est recherché.Les services de sécurité le soupçonnent d’appartenir activement au réseau insurrectionnel Mobondo, actif dans le territoire de Kwamouth.
Son prétendu « crime » est d’avoir effectué un séjour dans les zones périphérique situées vers l’extension du plateau de Bateke, dans le cadre de l’encadrement des jeunes chrétiens de son église, en synergie avec les autres églises chrétiennes,
Dans un contexte ultra-tendu, où l’armée procède à des arrestations ciblées de chefs présumés et s’alarme d’une instrumentalisation politique du mouvement, le moindre lien familial ou géographique devient une condamnation en soi.
Pour les enquêteurs pressés de montrer des résultats, tout jeune homme originaire de la communauté Yaka ou de la région en crise est rapidement catalogué comme un ennemi potentiel de l’État.
La vie en marge et la peur au ventre ; depuis ce jour, Moïse Mululu a abandonné toutes ses activités au profit d’une liberté conditionnées. Il a été hébergé furtivement par sa grande sœur qui craint elle aussi d’être inquiétée pour non-dénonciation.« Je ne comprends même pas ce qu’on me reproche exactement, si ce n’est d’avoir été dans le plateau de Bateke pour des activités chrétiennes dans le cadre dans mon église », confie-t-il d’une voix brisée, l’air hagard le jeune ingénieur à lapaillotte.net.
Les descentes musclées des agents de l’ordre et des services des renseignements civils et militaires dans son quartier ont achevé de le convaincre qu’une reddition volontaire ne signifierait pas la justice, mais l’arbitraire des geôles souterraines.
Les organisations de défense des droits humains rappellent régulièrement que ces méthodes de profilage hâtif aggravent la détresse de populations civiles déjà traumatisées par des années d’instabilité dans l’ouest du pays. Alors que des opérations militaires se poursuivent pour traquer les derniers combattants, des dossiers vides et des accusations par procuration brisent des destinées estudiantines.Moïse, lui, poursuit sa course invisible, espérant qu’un jour la raison administrative l’emportera sur la paranoïa sécuritaire.
Mukala ✍️