Tribune de Richard Ilunga Muipatayi haut cadre de l’UDPS.
Il s’agit de notre modeste contribution au Dialogue inclusif décidé en haut lieu par le Chef de l’État
Pour sauver la République en danger, accepter humblement de dialoguer avec toutes les parties prenantes constitue une étape majeure dans la recherche de la paix en République démocratique du Congo. Comme le dit l’adage, l’union fait la force.
Homme de paix, profondément attaché aux valeurs démocratiques, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, malgré sa popularité au sein de l’opinion publique et son mandat politique en cours, a accepté, à l’issue de l’audience qu’il a accordée aux autorités ecclésiastiques de différentes confessions, le principe de l’organisation d’un dialogue politique inclusif.
Selon des sources proches du pouvoir, ce dialogue permettra d’aborder plusieurs questions majeures d’intérêt national, notamment les voies et moyens de mettre fin à la guerre dans l’Est du pays, ainsi que l’opportunité d’organiser, ou non, un référendum populaire en vue d’une éventuelle révision de la Constitution.
À ce sujet, nous tenons à tirer la sonnette d’alarme. Aussi indispensable que soit la réconciliation nationale, elle ne peut en aucun cas se substituer à la justice. Les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de massacres et d’autres violations graves des droits humains doivent impérativement répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. L’impunité ne ferait qu’encourager la répétition de telles tragédies au gré des ambitions personnelles de certains acteurs.
Par ailleurs, il ne saurait être question de procéder à de nouveaux brassages ou mixages au sein de nos forces armées, longtemps infiltrées et fragilisées par des éléments hostiles à la République. Cette pratique a montré ses limites et ne doit, en aucun cas, être reconduite, quelles que soient les déclarations récentes de certains dirigeants de la région, notamment celles du président ougandais Yoweri Museveni.
Les partis politiques de l’opposition ainsi que les organisations de la société civile, notamment les Églises, qui réclamaient depuis plusieurs mois la tenue d’un dialogue inclusif, sont désormais appelés à prendre leurs responsabilités. Ils doivent contribuer, dans un esprit patriotique et républicain, aux efforts entrepris par le Chef de l’État et son gouvernement afin de préserver l’unité nationale, de consolider la paix et de faire échec à toute tentative de balkanisation de notre pays.
Depuis plus de trente ans, le pillage de nos ressources naturelles, les conflits armés et les violences ont coûté la vie à des millions de nos compatriotes et plongé des familles entières dans la souffrance. Ce lourd tribut ne peut plus continuer à être payé par notre Nation.
Plus que jamais, l’heure est à l’unité, à la cohésion nationale et à la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation. Ensemble, défendons notre intégrité territoriale, préservons notre souveraineté et mettons en échec tous ceux qui convoitent nos richesses ou cherchent à porter atteinte à la République démocratique du Congo.