« Les ténèbres ne régneront pas toujours ; la lumière finit toujours par triompher. » — Félix Tshisekedi
En déclarant, le 4 avril 2019, lors d’une conférence au Council on Foreign Relations à Washington, aux États-Unis : « Je vais déboulonner le système », Félix Tshisekedi avait suscité autant d’espoir que de scepticisme. Pour beaucoup, cette promesse n’était qu’un slogan politique destiné à marquer les esprits, sans réelle perspective de concrétisation.
Aujourd’hui, en 2026, Félix Tshisekedi, fort de plus de sept années de gouvernance à la tête de la République démocratique du Congo et bénéficiant d’un large soutien populaire, s’attèle progressivement à la reconquête de toutes les parcelles de souveraineté et d’autorité de l’État, malgré les menaces pesant parfois sur sa sécurité personnelle et les tentatives de déstabilisation des institutions de la République.
Après avoir surmonté, avec habileté politique, l’accord FCC-CACH, considéré par beaucoup comme une contrainte majeure héritée des élections de 2018, Félix Tshisekedi est parvenu à consolider son pouvoir. Aujourd’hui, grâce à une diplomatie active, illustrée notamment par l’accord de paix signé à Washington le 27 juin 2025, ainsi que par les opérations menées sur le terrain, il est en passe de mettre fin à plusieurs décennies de pillage des ressources naturelles, de massacres, de crimes, de viols et de déplacements forcés des populations congolaises, attribués au Rwanda de Paul Kagame à travers différentes rébellions telles que le RCD, le CNDP, le M23 et d’autres mouvements armés.
À ce jour, tout porte à croire qu’il ne reste plus qu’un dernier grand chantier institutionnel : la révision de la Constitution. À cet effet, une loi référendaire a été adoptée par les deux chambres du Parlement afin de permettre au peuple de se prononcer souverainement sur cette question.
Alors qu’une partie importante de la population se montre favorable à cette initiative, une frange de l’opposition ainsi que l’Église catholique, notamment la CENCO, représentée par le cardinal Fridolin Ambongo, Mgr Donatien Nshole et Fulgence Muteba, s’y opposent fermement. La question de la gratuité de l’enseignement a notamment révélé de profondes divergences entre le clergé catholique et l’État, sans oublier les critiques récurrentes de connivence avec des puissances étrangères formulées par le pouvoir à l’égard de certains responsables ecclésiastiques. Dès lors, deux thèses s’affrontent.
Pour le gouvernement, conduit par le président de la République, cette réforme constitue une opportunité historique de consolider la souveraineté nationale, de renforcer les institutions de la République et de récupérer les prérogatives qui échapperaient encore à l’État congolais afin d’accélérer le développement économique et social du pays.
À l’inverse, l’opposition et l’Église catholique estiment que cette démarche pourrait ouvrir la voie à une remise en cause de certains équilibres institutionnels. Elles accusent notamment le président Félix Tshisekedi de chercher à modifier les règles du jeu politique dans la perspective d’un troisième mandat et d’un maintien prolongé au pouvoir.
Le débat demeure donc ouvert et suscite de vives discussions au sein de la société congolaise. Afin de départager les différentes positions en présence, l’organisation d’un référendum apparaît comme la voie la plus démocratique pour permettre au peuple de trancher souverainement cette question.
Le pouvoir appartient au peuple, et lui seul demeure souverain dans le choix de son destin.
Le peuple tranchera !