Nous avons été parmi les premiers à porter le débat sur le changement de la Constitution, comme en témoigne notre tribune du 16 janvier 2026. Aujourd’hui, cette question n’est plus marginale : elle s’impose avec force dans le débat national.
Partout à travers le pays, le peuple s’exprime. Manifestations, pétitions, prises de position citoyennes : une dynamique claire se dessine. Ce qui relevait hier d’un débat d’experts devient désormais une revendication populaire assumée.
Kinshasa en a donné une illustration saisissante lors de l’accueil des Léopards après leur qualification historique à la Coupe du Monde 2026. Ce moment de communion nationale a révélé bien plus qu’un succès sportif : il a mis en lumière un peuple uni, conscient de sa force et porteur d’une ambition collective.
Oui, des défis subsistent, notamment dans l’Est. Mais il serait injuste d’ignorer les progrès réalisés : infrastructures, stabilité économique relative, regain de fierté nationale. Le pays avance, et avec lui, les aspirations du peuple évoluent.
Dans ce contexte, la question du changement constitutionnel devient incontournable. Elle peut être portée par les institutions légitimes — Président de la République, Parlement — mais aussi par le peuple lui-même. Et en démocratie, c’est au peuple souverain qu’il revient, en dernier ressort, de trancher par référendum.
Refuser le débat, c’est ignorer la voix du peuple. L’accompagner, c’est renforcer la démocratie.
L’histoire est en marche. Et elle ne s’écrit jamais sans le peuple.