La promotion du commerce interprovicial a été citée, parmi les actions prioritaires à mener pour booster l’économie agricole, en République démocratique du Congo, par le Chef de l’État congolais, à l’occasion clôture dea 13 Conférence des gouvrneurs, au sud-ouest du pays.
« La question est de mieux relier les provinces entre elles. La question est de rendre possible, une économie intérieure plus fluide, plus cohérente et plus intégrée. D’où la troisième priorité, qui est la promotion du commerce interprovincial et la dynamisation de l’économie locale(…) Le commerce interprovincial doit être libéré des lenteurs administratives, des ruptures logistiques, des barrières indues, des tracasseries, des prélèvements illégaux et de la multiplication de taxes qui découragent les producteurs et étouffent l’initiative », a soutenu Félix Tshisekedi.
‘Nous ne pouvons plus nous satisfaire d’un pays vaste dans sa géographie, mais fragmenté dans son économie. Il ne suffit pas de relier les territoires à la capitale. Il faut aussi relier les provinces entre elles. » a-t-il renchéri.
Le Chef de l’État a fait savoir que cette question consacre la primoté au marché interieur avant de se lancer au marché de livre échange intercontinental.
« À l’heure où la ZLESCAF nous invite à renforcer les échanges intra-africains et les chaînes de valeur régionale, nous devons d’abord commencer par fluidifier notre propre marché intérieur. Il n’y aura pas d’intégration africaine forte sans une intégration économique nationale crédible », a-t-il dit.
Le Chef de l’État, satisfait des recommandations formulées par les différentes catégories des participants qui étaient reparties en commissions, a instruit le Gouvernement, « d’engager avec diligence les actions requises en vue de la réhabilitation de la route numéro 17, particulièrement sur le tronçon Mongata-Bandundu, ainsi que la remise à niveau du port de Bandundu et de ses équipements essentiels.
« J’enjoins également des services compétents à identifier de manière progressive mais résolue les autres infrastructures prioritaires de la région, notamment les routes de dessert agricole, afin de mieux relier les bassins de production aux marchés de consommation et de transformation », a-t-il insisté.
Préfigurer une méthode de transformation applicable partout au pays.
Dans ce même cadre, le Président de la République a évoqué l’urgence de valorisation du potentiel énergétique, déjà pris en charge par le Gouvernement, à travers plusieurs projets en cours et d’autres déjà arrivés à terme, pour promouvoir l’agro-industrie et la transformation locale.
» La quatrième priorité est la valorisation du potentiel énergétique. L’énergie est la condition silencieuse mais décisive de toute transformation économique sérieuse est indispensable à l’industrialisation locale, à l’essor de l’agro-industrie, à l’installation d’unités de transformation et à l’attraction des investissements productifs. Là où l’énergie fait défaut, la production plafonne et l’investissement hésite. Là où elle devient disponible, c’est toute la chaîne de valeur qui commence à se structurer », a fait savoir le garant de la Nation, citant notamment la centrale hydroélectrique de Kakobola, nouvellement activée.
« La mise en service historique du barrage de Kakobola représente une opportunité stratégique pour le Kwilu et pour toute la région, qui doit être considérée non comme un projet isolé, mais comme un levier structurant pour l’agro-industrie, la transformation locale, la création d’emplois et l’attraction d’investissements productifs dans le Kwilu et au-delà. », a-t-il dit.
Il est invité aussi, en collaboration avec les autorités provinciales, de prendre les mesures nécessaires pour accélérer la valorisation de ce potentiel, en examiner les modalités optimales de développement et mettre en place les conditions favorables à l’investissement dans les secteurs productifs.
« Ce que nous engageons pour le Kwilu,doit ainsi préfigurer une méthode de transformation applicable à toutes les autres provinces.Partir des potentialités réelles, lever les blocages structurels, investir dans les infrastructures, fluidifier les échanges, sécuriser l’énergie et organiser l’action publique autour des résultats tangibles. C’est à cette condition que nos provinces deviendront partout sur le territoire national de véritables pôles de production, de croissance et de prospérité », a-t-il insisté.
I/T Insistance sur la stabilité institutionelle des provinces
Par ailleurs, le Président Tshisekedi est revenu sur son message d’interpellation des administrations provinciales, à oeuvrer pour la stabilité institutionelle dans leurs entités respectives, gage de toute tranformation économique.
« Je l’ai affirmé à l’ouverture de cette session. Je le réaffirme à la clôture.La stabilité institutionnelle dans les provinces est une condition du développement. Là où les conflits entre exécutifs provinciaux et assemblées provinciales se multiplient, là où les rivalités de personnes prennent le pas sur le sens de l’État, là où les mécanismes de contrôle sont détournés à des fins de pression, de blocage ou de marchandage, l’action publique s’affaiblit, l’investissement recule et les populations attendent en vain les résultats qui leur ont été promis. C’est pourquoi j’en appelle une fois de plus à la responsabilité politique de tous », a conclu le Président Tshisekedi.
M. TSHIYOYO ✍️